Discours du 14 juillet au Fort Saint-Père

15/07/2019

 

 

 

Aujourd’hui, nous célébrons notre fête nationale.

 

J’ai beaucoup de plaisir à vous accueillir très nombreux, ici pour la quatrième fois au Fort de Saint-Père-Marc en Poulet.

 

Je tiens à remercier Jean-Francis RICHEUX, le Maire, ainsi que toute son équipe du Fort pour la mise à disposition de ce beau patrimoine de notre territoire ainsi que pour leur soutien dans la préparation de cette réception.

 

Je remercie également mes très nombreuses équipes bénévoles qui, depuis hier, ne ménagent pas leur peine, sous le soleil qui sied désormais à notre région, pour vous accueillir et que vous puissiez passer un agréable moment

 

Je remercie également, mon suppléant, Jean-Luc BOURGEAUX, Maire de Cherrueix et Conseiller départemental. J’apprécie qu’il soit ici ce matin à mes côtés tant le travail du député dans cette circonscription reste pour nous deux intimement lié à l’action de mon suppléant.

 

Il me semble important que les grands moments de la République puissent être marqués par ce genre d’évènement et que ce moment soit aussi l’occasion de remercier toutes celles et tous ceux qui se donnent pour les autres.

 

Le 14 juillet 1789, jour sombre de notre histoire, le peuple de Paris s’emparait de la Bastille, symbole de l’oppression et de l’arbitraire du pouvoir royal.

 

Un évènement annonciateur de la décomposition d’un ordre ancien et de l’avènement d’une nouvelle démocratie basée sur des idéaux de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.

 

Ces valeurs de Liberté, d’Égalité et de Fraternité, elles sont, depuis, devenues les valeurs de notre République, celles d’une nation toute entière, une et indivisible.

 

D’emblée, je veux vous le dire la Nation illustre des valeurs que je fais miennes. Il nous faut avant tout savoir les préserver, préserver ainsi son unité. C’est ce qui doit guider nos réflexions et nos décisions.

 

Cette France que nous aimons, celle qui a été voulue par les Révolutionnaires de 1789, ce n’est pas celle de françaises et de français divisés entre eux pour mieux se haïr, ce n’est pas celle de deux catégories de la population, une qui bénéficierait de tous les privilèges et une qui subirait toutes les difficultés.

 

Non ce n’est pas cela la Nation et je rejette cette image que trop souvent, et aujourd’hui encore, certains responsables ont eux-mêmes montré.

 

Prenant ainsi le risque de générer les crises les plus graves comme celles que nous avons connu cette année et qui mettent en péril notre République.

 

La Nation c’est tout le contraire de cela. Cette fête du 14 juillet symbolise la nation que nous voulons : Un grand moment de réconciliation nationale et c’est tout le sens que je veux donner à ce rassemblement.

 

Vous tous ici qui venez de tout horizon, vous exercez au sein de notre territoire des responsabilités électives, associatives, de chefs d’entreprises ou tout simplement bénévoles au service des autres.

 

Oui c’est bien cela, ce que tous ici vous accomplissez au quotidien, qui fonde notre Nation et je souhaite tout simplement le saluer et vous en remercier.

 

Nous devons être fiers de vivre dans une démocratie que je considère pour ma part comme l’une des plus belles au monde.

 

Cette démocratie, elle nous donne des droits, elle vous donne des droits et en premier lieu celui que vous avez de plus cher, celui  de vous exprimer, de dire ce que vous pensez. C’est bien là l’essence même de la pensée des révolutionnaires du 14 juillet 1789.

 

Je dois reconnaitre que les françaises et les français ne s’en sont pas privés ces derniers mois et je souhaite pour ma part que cela continue ainsi.

 

Mais, cette démocratie, cette liberté d’expression reste indéfectiblement liée aux devoirs qui sont les nôtres et le premier d’entre eux, celui de respecter l’ordre public, essence même de l’existence de la démocratie.

 

Je l’ai dit et je le redis à chaque occasion qui m’est donnée, nos policiers, nos gendarmes, nos pompiers, nos compagnies Républicaines de Sécurité, nos militaires… doivent être respectés. Ces forces assurent notre sécurité et sans sécurité, il n’y a plus de liberté.

 

Alors, seulement sous cette condition, cette démocratie permet à chacune et chacun de s’exprimer et d’agir librement, une démocratie dans laquelle les droits de chacune et chacun d’entre nous sont reconnus, une démocratie dans laquelle le plus faible d’entre nous doit pouvoir trouver le respect et la considération qui lui est due. Oui c’est bien cela la démocratie.

 

Ce sont aussi les principes fondamentaux que je m’applique dans mon action parlementaire.

 

Mon cap, ce sont mes convictions, des convictions qui restent ancrées en cette croyance que l’Homme, que l’humain, doit toujours être au centre de nos préoccupations. Vous l’aurez compris, je reste profondément humaniste.

 

Cette année encore, à l’Assemblée nationale, les occasions n’ont pas manqué de m’exprimer pour toujours mettre en avant cet idéal auquel je tiens.

 

Vous le savez, mon appartenance à la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée nationale oriente mes interventions vers tous les sujets relatifs à la santé, au travail, au handicap, aux retraites…

 

En bref, autant de sujets qui concernent votre vie quotidienne et pour lesquels vous m’apportez beaucoup. Autant de sujets, sur lesquels le bien-être et le respect de l’humain, celui des concitoyens sont placés au centre de mes interventions.

 

Pas plus tard que cette semaine, je le disais encore à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé , si sur une seule de ses propositions en matière de réforme de la santé, il existe une possibilité de résoudre les difficultés auxquelles sont confrontés les françaises et les français, celles auxquelles sont confrontés nos hôpitaux publics, celles auxquelles sont confrontés les secteurs de désertification médicale, c’est-à-dire souvent les secteurs les plus ruraux de notre Pays, alors le Gouvernement me trouvera toujours à ses côtés pour tenter d’aller de l’avant.

 

C’est en ce sens que j’ai soutenu l’augmentation du numerus clausus pour les étudiants en médecine mais aussi le développement des hôpitaux de proximité.

 

 

Je veux être un facilitateur, j’aime l’échange, la concertation, le débat d’idées… Bref, le travail constructif au-delà des luttes d’appareil et des calculs politiques.

 

C’est ce que je m’applique au quotidien dans mon action parlementaire avec ce souci permanent de maintenir cette proximité qui me lie à vous tous et sur laquelle je fonde les raisonnements que je défends.

 

Cette proximité, elle me permet de me ressourcer auprès de vous, de partager votre quotidien et de mieux comprendre votre ressenti par rapport à ce que nous décidons à l’Assemblée nationale et à ce qui est véritablement appliqué sur le terrain.

 

Autre exemple, mercredi prochain, le Gouvernement nous demandera de nous prononcer sur le traité de libre-échange entre La France et le Canada. Je ne voterai pas ce texte.

 

Non pas parce que je suis d’une quelconque façon opposé au libre-échange avec d’autres pays car cela reviendrait à prendre le risque de mettre notre économie, nos agriculteurs, qui eux aussi doivent exporter vers l’étranger, en péril.

 

Mais tout simplement parce que je n’accepte pas que nous imposions dans notre pays des normes aux productions de nos agriculteurs et que nous en dispenserions les produits venant des autres pays.

 

Ces décisions, contrairement à ce qui est trop souvent reprochés aux parlementaires, elles ne me sont pas dictées par les directives de mon parti politique.

 

Ces votes, ils sont le fruit de mes réflexions, des réflexions longuement muries à l’écoute des uns et des autres, à l’écoute de celles et ceux qui sont les plus concernés dans leur travail, dans leur vie quotidienne.

 

C’est comme cela que je travaille, non pas seul et isolé, mais avec l’appui de chacune et chacun d’entre vous que je côtoie chaque jour dans les manifestations organisées, dans les communes de cette circonscription.

 

En bref, sur le terrain, tout en m’obligeant à une présence des plus régulières à l’Assemblée Nationale pour exercer le mandat que vous m’avez confié.

 

Oui, mes chers amis, la Nation c’est aussi cela.

 

Cette volonté de faire de vous de vrais acteurs des décisions que nous prenons.

 

Je sais que, plus que jamais, c’est ce que vous attendez de nous.

 

Ne plus être passif devant vos décideurs mais d’être pleinement associés à leur travail, être au cœur de leurs décisions.

 

Les maires ici présents le savent bien.

 

Plus que tout autre, ils savent combien cette proximité, ce lien entretenu avec les habitants de leurs communes est essentiel.

 

Je veux profiter de ces quelques instants pour rendre hommage à leur action, une action entièrement consacrée au service du citoyen.

 

Les maires savent parfaitement qu’il est important de les associer aux projets qu’ils défendent.

 

Les associer en amont bien sûr et pas seulement lorsque la décision a été prise.

 

Les citoyens veulent s’investir davantage dans les processus de décision pour mieux se les approprier ensuite. Nous, élus, nous avons ce devoir de l’entendre pour toujours mieux faire ensemble.

 

Les associations, les bénévoles, les partenaires économiques et sociaux, les entreprises aussi, tout cela forme un ensemble qui constitue plus que jamais les conditions de la réussite.

 

C’est en tout cas de cette façon que je conçois les fonctions que nous occupons. C’est aussi la reconnaissance d’un véritable lien entre nos populations. Trop souvent, l’individualisme a été la cause de nos échecs car il ne correspond pas à l’exigence de l’intérêt général que nous servons.

 

Je tiens d’ailleurs à souligner que malgré les nouvelles normes qui vous sont infligées, vous savez toutes et tous vous adapter à des avalanches de réglementations toujours plus compliquées qui viennent trop souvent d’en haut sans se préoccuper des conséquences qu’elles ont sur le terrain.

 

Aujourd’hui, nous devons prendre en compte cette exigence écologique à laquelle plus que jamais nos territoires sont confrontés.

 

Oui, demain, chacune et chacun d’entre nous dans l’ensemble de nos décisions, de nos actions, de nos gestes du quotidien, nous devons désormais intégrer cette urgence climatique, cette exigence du développement durable.

 

Et le meilleur moyen d’y parvenir c’est encore une fois en faisant adhérer, en faisant participer les citoyens à cette impérative nécessité.

 

Cette dimension environnementale, elle doit animer chacune de nos politiques publiques de nos collectivités : en matière de transport, d’aménagement de notre territoire, de logement, d’économie, de tourisme…

 

Autant de sujets sur lesquels nous avons à travailler tous ensemble sans aucune exclusive.

 

Autant de sujets sur lesquels nous devons être visionnaires. Nous avons la responsabilité de savoir ce que nous voulons faire de notre pays comme du Pays de Saint-Malo pour les trente années à venir.

 

Autant de sujets sur lesquels les échéances à venir doivent permettre d’établir ensemble de véritables propositions qui seront débattues dans les mois à venir et sur lesquelles les citoyens devront se prononcer lors du renouvellement démocratique des Conseils municipaux et des intercommunalités.

 

Vous le savez, je suis très attaché à l’échelon communal car c’est pour moi le premier échelon de proximité, je le disais encore hier à Plerguer lors de l’inauguration d’une nouvelle salle du Conseil municipal.

 

A quelques mois du renouvellement démocratique, je ne peux que vous inciter à vous engager dans la vie de votre commune.

 

En fait, vous l’avez compris, tout est lié.

 

Entre un mandat de parlementaire et un mandat de maire, il n’existe pas l’ombre d’une feuille de papier à cigarette. Le vecteur commun de nos mandats, ce sont les citoyens, ceux pour lesquels nous travaillons au quotidien.

 

Ecouter, travailler légiférer et décider, c’est la devise que je me suis assigné depuis le début de mon mandat. Elle est aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

 

Vous l’avez compris, j’aime la circonscription de Saint-Malo et le travail que vous m’avez confié à l’Assemblée Nationale.

 

Vous savez aussi à quel point j’aime la Ville dans laquelle je suis élu et le travail que nous faisons avec l’ensemble des Maires à Saint-Malo Agglomération. Rien ne m’a jamais éloigné de ce travail et, à tous ceux qui me questionnent sans cesse sur les échéances à venir, je veux leur dire que, avec mes amis, nous saurons prendre nos responsabilités le moment venu.

 

Demain, je souhaite que chacune et chacun d’entre vous reparte vers ses activités avec cette volonté de mieux faire ensemble, de s’impliquer encore davantage pour que vous puissiez tous vous sentir pleinement intégrés dans vos communes et dans notre territoire.

 

C’est ce qu’attend de nous notre jeunesse, c’est ce qu’attendent de nous les générations à venir et c’est pour elles que nous travaillons, quel que soit les postes que nous occupons.

 

A toutes et à tous, je souhaite un excellent 14 juillet.

 

Vive la République et Vive la France.

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