Visite de l’EHPAD de la sagesse à Pleurtuit

19/04/2019

 

Traditionnellement, je prends le temps de me rendre dans les Etablissements pour Personnes Âgées de la circonscription de Saint-Malo afin de mieux comprendre les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les personnels de ces établissements et tenter ensuite de mieux y répondre lorsque nous travaillons sur ces sujets au sein de la Commission des affaires Sociales de l’Assemblée Nationale à laquelle j’appartiens.

 

C’est dans ce cadre que j’ai visité l’EHAPD de la Sagesse à Pleurtuit et rencontré le Conseil d’administration et le personnel de cet établissement, ce vendredi 19 avril 2019.

 

D’ordinaire, les médias ne s’intéressent aux établissements pour personnes âgées qu’à l’occasion d’un accident, d’un disfonctionnement ou de maltraitance sur les personnes âgées. Je veux insister sur des établissements comme celui que je viens de visiter, comme tous ceux que je visite dans la circonscription de Saint-Malo, dans lesquels une attention particulière est portée aux personnes âgées souvent très dépendantes, dans lesquels les personnels aiment leur métier et trouvent dans chacune et chacun des pensionnaires une richesse qui les motivent chaque jour à toujours améliorer leurs pratiques professionnelles, trouver le moyen de consacrer le plus de temps possible à la personne.

 

Alors c’est vrai, ne nous voilons pas la face, les structures sont insuffisantes, les établissements saturés, les personnels sous-payés et épuisés par un manque de personnel criant. Les recrutements restent difficiles malgré un taux de chômage qui continue d’avoisiner les 7% dans notre région, les carrières sans doute peu attractives car trop souvent sous-payées, une accumulation de normes rendent de plus en difficile l’administration de ces établissements. Je pense notamment au calcul de la tarification qui s’est extraordinairement complexifié dans les années passées.

 

Alors que la France doit faire face à un vieillissement considérable de sa population dans les années à venir, le Gouvernement, par la voie de la Ministre des Solidarités et de la Santé, s’est engagé à présenter au Parlement une loi sur la dépendance d’ici à la fin 2019.

 

Pour cela, la Ministre a commandé un rapport à un haut fonctionnaire de la Sécurité Sociale, Dominique LIBAULT, qui vient de rendre ses conclusions. Il préconise un effort massif en faveur des personnes âgées, augmentation de 25% du taux d’encadrement dans les EHPAD d’ici à 2024 par rapport à 2015 soit plus de 80000 postes, un plan de 3 milliards d’euros de rénovation des EHPAD sur dix ans et des financements pour les projets de transformation et d’amélioration de ces établissements, un plan de 550 millions d’Euros pour les services d’aide et d’accompagnement à domicile.

 

Certes des moyens sont nécessaires même indispensables pour faire face aux conséquences de l’allongement de la durée de la vie et souvent de la dépendance quand elle touche nos ainés, quand elle nous touchera peut-être tous d’ici à quelques années. Mais, ces moyens financiers, en supposant que nous les trouvions dans le cadre d’une grande loi sur la dépendance, ne seront jamais suffisants si nous ne prenons pas conscience qu’il y a quelque chose de profondément humain dans les soins dispensés à nos ainés, de profondément humain dans le professionnalisme du personnel qui les entoure.

 

Oui, à l’EHPAD de La Sagesse, j’ai visité un établissement d’une grande tenue.

Oui, à l’EHAPD de La Sagesse j’ai rencontré des professionnels qui ont encore enrichi ma réflexion, des professionnels dévoués à leur métier et qui aiment leur travail.

Please reload

Mes actualités récentes
Please reload