Fête du 14 juillet au Fort Saint Père

17/07/2018

 

 

Mes Chers Amis,

 

Aujourd’hui, 14 juillet 2018, nous célébrons notre République.

 

J’ai souhaité, en ce jour de fête, renouer avec cette tradition instaurée sous mon premier mandat à l’Assemblée nationale.

 

J’ai souhaité vous rassembler, vous tous, élus municipaux, départementaux, régionaux,

Vous, représentant d’associations de la circonscription de Saint-Malo,

 

Vous, chefs d’entreprises et acteurs économiques qui œuvrez pour le dynamisme de notre Pays,

 

Vous, agriculteurs, pêcheurs, artisans, commerçants, professions libérales et représentants des administrations locales ou nationales,

 

Vous tous, mes amis.

 

J’ai souhaité vous rassembler pour célébrer ensemble ce que nous avons de plus cher : La France.

 

Aujourd’hui, en cette veille de finale de la coupe du Monde de football, nous sommes fiers de notre Pays, fiers de tout ce qui peut nous unir.

La liesse populaire qui s’est répandue dans les rues de Saint-Malo, mardi soir à l’occasion de la demi-finale,

 

cette liesse populaire à laquelle j’ai participé dans les rues de Paris, cette façon de parler avec tous, de nous congratuler, de sourire et de rire ensemble,

 

ce bonheur qui s’est répandu partout en France mardi soir, démontre toute notre capacité à nous unir dans ces grands moments de fierté.

 

Je suis fier de ces moments,

 

Fier d’être français et j’adresse tous mes vœux à l’équipe de France pour cette finale de demain contre la Croatie.

 

Je ne doute pas que demain soir, éclatera dans toute la France cette joie que nous avons connue en 1998 lors de notre victoire contre le Brésil.

 

Cette joie, elle nous fait du bien à tous,

 

Cette joie, elle fait du bien à la France.

 

La France, c’est la force de notre liberté,

 

La France, c’est l’égalité des droits mais aussi des devoirs,

 

La France, c’est la fraternité entre les citoyens,

 

Cette liberté, cette égalité, cette fraternité, elles sont au cœur de mon action.

Cette liberté, cette égalité, cette fraternité, ce sont les valeurs qui me guident dans le travail que vous m’avez confié.

 

Je sais que ces convictions sont partagées par tous ceux qui s’engagent au service de notre Pays.

 

Je pense à nos soldats présents sur de nombreux théâtres d’opérations dans le monde au péril de leur vie mais avec pour seul objectif d’assurer la Paix et la protection des populations.

 

Je pense à nos forces de police et de gendarmerie qui, encore aujourd’hui, sont menées à rude épreuve et qui restent animées par le service de la Nation.

 

Je pense à tous ceux qui assurent notre protection, les pompiers, les services de secours associatifs. Autant de personnes compétentes et dévouées qui nous permettent à tous de vivre en sécurité.

 

Je pense à vous tous, élus municipaux qui consacrez votre temps pour le bien être de vos populations avec un dévouement et un sens de l’intérêt général qui suscite l’admiration.

 

Je pense à tous ces Anciens combattants pour lesquels je me suis tant battu depuis de nombreux mois afin qu’ils puissent bénéficier d’une légitime reconnaissance de ce qu’ils ont vécu alors qu’ils avaient vingt-ans.

 

Oui, cette fête nationale est aussi l’occasion de vous remercier.

 

Mes Chers amis, en ce moment même, à l’Assemblée nationale nous procédons à une révision de notre Constitution.

 

Cette Constitution qui, en 1958, à l’initiative du Général de Gaulle, a permis à notre République de bénéficier d’Institutions stables.

 

Cette Constitution que je ne veux toucher que d’une main tremblante, selon les propres termes de Montesquieu, tant l’édifice est fragile et tant tous les mots sont liés les uns aux autres.

 

Cette révision, elle nous a permis jeudi soir, à l’unanimité, de supprimer le mot « race » de l’article 1er du préambule de la Constitution. Un symbole me direz-vous !

 

Certes, un symbole mais quel symbole !

 

En agissant ainsi, nous voulons montrer notre attachement à supprimer de notre langage tout ce qui peut apparaitre comme discriminatoire, tout ce qui peut encore susciter la haine, le racisme, l’antisémitisme dans notre Pays.

 

En supprimant le mot « race » du texte qui fonde notre 5ème République, nous marquons combien nous voulons lutter contre ceux qui développent des idées de haine et contre la résurgence des nationalismes.

Quel que soit le résultat de ces travaux constitutionnels, quel que soit mon vote le 24 juillet prochain, je veillerai à ce que l’Assemblée nationale puisse rester un lieu de débat.

 

Même s’ils peuvent vous paraitre longs et fastidieux, je veillerai à ce que l’Assemblée nationale puisse continuer de raisonner dans tout le Pays.

 

C’est là, la force de notre République et aucune volonté constitutionnelle visant à affaiblir les droits du Parlement ne pourra demain nous empêcher de débattre.

 

A l’envoyé du Roi, le Marquis de Dreux Brézé qui le 23 juin 1789, jour du Serment du Jeu de Paume, demandait aux Députés de quitter l’Assemblée nationale alors même que la révolution bruissait dans les rues de Paris et dans les Palais, le Comte de Mirabeau répondait « Allez dire à votre Roi que nous sommes ici par la volonté du peuple et que nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ».

 

C’est toute la force de notre démocratie. Des représentants du peuple élu par le peuple pour porter leur voie au plus haut niveau de l’Etat.

 

Des débats, nous en avons eu depuis ce 17 juin 2017, date du dernier renouvellement de l’Assemblée.

 

Durant cette année législative, le Parlement a beaucoup travaillé et j’y ai pris toute ma part. Je n’ai jamais perdu de vue la mission que vous m’avez confiée.

 

Renforcer notre économie,

 

définir un modèle social juste et équitable,

 

assurer la grandeur de notre Pays dans le monde,

 

protéger la France et les français contre les attaques dont nous continuons d’être victimes,

 

permettre à chacune et chacun d’entre vous, quelle que soit sa condition, quel que soit son mode de vie, de trouver la place qui est la sienne dans notre Pays,

veiller à un aménagement équilibré de notre territoire sans oublier les secteurs les plus ruraux,

 

préserver notre système de protection sociale et assurer la pérennité de notre système de retraite par répartition,

 

donner aux familles toute la place qui leur revient dans notre société,

 

assurer aux plus faibles d’entre nous de pouvoir vivre en toute liberté, en toute autonomie

 

et, à chaque fois que c’est nécessaire, de bénéficier de toute la protection dont ils ont besoin dans notre Pays.

 

Tout cela, c’est ce qui a guidé mon action au fil des nombreux projets de lois qui nous ont été soumis et c’est ce qui continuera de me guider dans les années à venir.

 

Cette volonté, elle est au cœur de mes convictions,

 

Cette volonté, c’est elle qui m’anime à chaque fois que nous prenons des décisions qui, je le sais, impacteront votre vie quotidienne et impacteront la vie des françaises et des français.

 

Mon choix est de tout mettre en œuvre pour que ce que nous décidons puisse permettre à toutes et tous de continuer de vivre dignement du produit de leur travail actuel ou de leur travail passé.

 

C’est ce que nous faisons quand nous voulons donner à nos enfants les meilleures conditions pour commencer dans la vie en soutenant les familles quel que soit leur composition.

 

C’est ce que nous faisons quand nous voulons leur donner les meilleures conditions d’enseignement et leur permettre de poursuivre leurs études jusqu’au plus haut niveau.

 

C’est ce que nous faisons en facilitant l’apprentissage pour ceux qui en font le choix et permettre ainsi aux entreprises de trouver la main d’œuvre qualifiée dont elles ont tant besoin, cette main d’œuvre qui aime son travail et qui l’accompli avec talent.

 

C’est ce que nous faisons quand nous voulons donner aux entreprises les meilleures conditions pour leur permettre d’investir à nouveau, d’innover, de relancer l’économie et de créer des emplois.

 

C’est ce que nous faisons quand nous voulons permettre à nos agriculteurs, à nos pêcheurs de vivre de leur travail, de développer l’excellence de leurs productions dans leurs grandes diversités en particulier les plus respectueuses de l’environnement.

 

A quoi servirait-il d’ajouter la protection de l’environnement dans le préambule de la Constitution comme nous l’avons également fait hier, si ce n’est que pour rester incantation.

 

Oui nous avons compris les aspirations de nos concitoyens en matière de protection environnementale, en matière de bien-être animal, en matière de santé et nous voulons rendre notre modèle productif exemplaire.

 

Si nous avons compris cela nous voulons aussi que nos agriculteurs puissent continuer de produire et d’alimenter la ferme France.

 

C’est cette conciliation que nous avons recherché en décidant l’arrêt progressif des substances les plus toxiques, et je pense notamment à l’utilisation du glyphosate sur lequel nos décisions ont été tant décriées même si je suis convaincu qu’elles vont permettre l’arrêt de son utilisation en pleine concertation avec la profession agricole.

C’est ce que nous faisons quand nous voulons pérenniser un système de protection sociale qui vous protège vraiment contre les risques et les aléas de la vie,

 

un système qui permet à ceux qui restent à l’écart de la relance économique de vivre dignement dans notre société.

 

C’est ce que nous faisons encore quand nous voulons relancer l’Europe,

promouvoir une Europe forte et unie, cette Europe qui, depuis la seconde guerre mondiale, a permis à nos générations de vivre en paix.

 

 

Mais cette Europe doit accepter de ne peut plus imposer aux peuples qui la composent, toutes ses décisions prises sans concertation avec ceux qui pratiquent et connaissent le terrain dans nos communes et dans nos régions.

 

Mes chers Amis, cette prise de parole du 14 juillet 2018, j’ai voulu la placer sous le signe de l’optimisme et de l’espoir.

 

Je n’oublie pas que les choses restent difficiles et qu’il va nous falloir continuer de travailler beaucoup.

 

Travailler à l’Assemblée nationale mais travailler aussi ici sur le terrain où les dossiers de notre circonscription restent nombreux.

 

C’est cela le rôle du Député.

C’est aussi celui de son suppléant et je salue la présence à mes côtés de Jean-Luc BOURGEAUX, avec qui je travaille en parfaite entente et en parfaite coordination. Merci Jean-Luc !

 

Parmi tous les dossiers que nous avons à traiter localement, je pense plus particulièrement à la gestion des sédiments de la Rance, dossier sur lequel nous n’avons que trop trainé du fait d’une structuration difficile de nos instances de gouvernances et de financements qui tardent à venir.

Je ne souhaite aucunement rejeter les responsabilités sur quiconque.

 

Je sais simplement qu’il est de notre devoir, à nous élus, de nous unir pour faire aboutir enfin ce dossier.

Si nous n’y parvenons pas, les citoyens, les générations à venir, car c’est pour elles que nous travaillons, ne nous le pardonnerons pas.

 

Je pense à tous ces dossiers de protection des populations contre les risques climatiques, à l’indispensable aménagement de nos côtes contre les risques de submersion.

 

Je pense à la protection de notre littoral pour lequel, là aussi, nous allons évoluer dans les textes législatifs.

 

Je pense à tous ces aménagements en matière de santé, à cette constitution d’un véritable Groupement hospitalier de territoire entre Saint-Malo et Dinan, comme nous avons su le faire pour nos instances judiciaires.

Je pense à l’aménagement de notre territoire, à cette route nationale 176 entre ici-même et la Rance qui doit être terminée avec un doublement du Pont sur La Rance.

 

Je pense à tous ces dossiers, souvent plus personnels, que vous me confiez et qui font votre quotidien. Je tente, à chaque fois, avec tout mon cœur, de vous apporter l’aide et le soutien dont vous avez besoin.

 

Tout cela, c’est le quotidien de ce qui m’anime et que je compte continuer d’accomplir inlassablement et avec passion tout simplement parce que c’est ce qui fait votre vie et que j’aime vous servir.

 

 

Je ne saurais terminer cette intervention sans remercier chaleureusement, toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la réussite de cette rencontre Républicaine.

 

Je ne peux les citer individuellement, ils sont plus de 100 bénévoles de mon association Pays de Saint-Malo Initiative qui travaillent depuis plusieurs jours sous la direction de Christian et Djemila, pour vous recevoir aujourd’hui.

 

Vous pouvez les applaudir.

 

Remercier aussi, Jean-Francis RICHEUX et son Conseil Municipal d’avoir accepté de nous louer ce Fort
Saint-Père, cette magnifique enceinte fortifiée dans laquelle se déroulera les 19,20, 21, 26, 27 et 28 juillet à 21h45, un spectacle son et lumière intitulé « Lumières d’Histoire », qui raconte l’histoire du Pays Malouin depuis la construction de Fort Saint-Père en 1777 jusqu’à la prise du Kent par l’illustre Surcouf.

 

Plus de 100 bénévoles animeront ce très beau spectacle et je vous encourage à venir y assister.

 

Le 14 juillet, c’est un jour de fête, c’est la force de notre liberté, l’égalité des droits et des devoirs, la fraternité entre les citoyens,

 

Le 14 juillet c’est un jour d’unité,

c’est la fête de notre République,

c’est la fête de La France,

 

« Cette vieille Terre, rongée par les âges, rabotée de pluies et de tempêtes, épuisée de végétation, mais prête, indéfiniment, à produire ce qu’il faut pour que se succèdent les vivants !

Cette France, accablée d’Histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, allant et venant sans relâche de la grandeur au déclin, mais redressée, de siècle en siècle, par le génie du renouveau !

 

Ces hommes et ces femmes, recrus d’épreuves, détachés des entreprises, sentant venir le froid éternel, mais jamais las de guetter dans l’ombre la lueur de l’espérance ! »

C’est sur ces phrases pleines d’espoir du Général de Gaulle que je place ce 14 juillet 2018

 

Vive la République,

Vive La France

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