Souveraineté de la France sur l'île Tromelin : mon opinion

20/01/2017

 

 

Le mercredi 18 janvier 2017, je devais intervenir sur le projet de loi présenté par le Gouvernement français et autorisant l’approbation de l’accord-cadre entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de l’Ile Maurice sur la cogestion économique, scientifique et environnementale relative à l’ile de Tromelin et à ses espaces maritimes environnants.

In extrémis, le Gouvernement a retiré ce projet de l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale et il a eu raison faute de quoi il se serait très vraisemblablement heurté à une opposition de la majorité des députés.

Que nous le voulions ou non, il s’agit bien là d’un abandon de souveraineté sur cette ile et ses espaces maritimes environnants ! Il s’agit à terme de l’abandon de nos droits souverains sur la Zone Économique Exclusive (ZEE) qui recèle de multiples richesses minières et halieutiques.

Bien sûr, l’accord cadre ne propose pas de céder une partie de notre territoire et des ressources exceptionnelles qui s’y trouvent, à la République Mauricienne mais simplement un accord de cogestion sur des eaux que nous n’exploitons plus faute de moyens pour cela.
 

Mais, je m’interroge pour ma part sur nos capacités à contrôler cet accord cadre . J’exprime de réelles inquiétudes sur les capacités des autorités Mauriciennes à profiter de cette absence de contrôle pour aller plus loin et que nous perdions, in fine, toute autorité sur ce secteur. Il s’agit d’un précédent qui risque de faire tache d’huile sur d’autres possession de la République comme, par exemple, l’ile de Clipperton visée par le Mexique.

Telles sont les interrogations que j’aurai adressées au Gouvernement si ce projet de loi nous avait été soumis le 18 janvier dernier.

Après ce retrait, il est nécessaire que notre pays se mette en position d’exploiter ces gigantesques richesses et que nous protégions nos droits sur ces zones maritimes en dotant notamment notre marine nationale des moyens indispensables comme les frégates rapides d’intervention qui nous font défaut aujourd’hui.

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