Réforme constitutionnelle Protection de la Nation : j’ai voté contre

10/02/2016

 

Le lundi 16 novembre 2015, à la sortie du Congrès de Versailles et, alors que notre Nation venait d’être frappée comme jamais par le terrorisme, l’unité nationale prévalait. Si j’avais alors précisé que je soutiendrai toutes les mesures d’urgence pour garantir la sécurité de notre Pays, j’avais néanmoins appelé le Gouvernement à la prudence et à ne pas modifier notre Constitution à la va-vite.

 

Depuis maintenant trois mois, nous assistons à une querelle politicienne, à de petits calculs d’influence entre le Président de la République, le Gouvernement et sa majorité parlementaire. Pire, depuis le 05 février où nous examinons ce texte à l’Assemblée Nationale, le Gouvernement et sa majorité tergiverse avec plus de 115 amendements déposés.

 

Tout cela pour aboutir à un texte qui divise profondément les Français plus qu’il ne les rassemble.

 

L’État d’urgence et la déchéance de la nationalité sont deux mesures déjà prévues par la loi. L’article 34 de la Constitution précise en effet que « c’est la loi qui fixe les règles concernant la nationalité » et la loi de 1955 fixe les règles de l’état d’urgence. C’est par la modification de cette loi comme de l’article 25 du Code civil qu’il nous faut prévoir la déchéance de nationalité.

 

C’est donc par la loi qu’il nous faut travailler et surtout ne pas toucher aux équilibres de cet édifice fragile qu’est notre Constitution, héritage du Général de Gaulle, et qui a su résister aux alternances démocratiques depuis 1958.

 

Au lieu de diviser les Parlementaires, au lieu de diviser les Français, le Président de la République et le Gouvernement seraient plus inspirés de tourner leurs efforts vers une lutte implacable contre les terroristes, pour la protection et le rassemblement des Français.

 

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