Déficit de la Sécurité Sociale, les familles trinqueront encore !

16/10/2014

Une fois de plus, pour tenter d’enrayer le déficit vertigineux de la Sécurité Sociale, le Gouvernement fait le choix de s’acharner sur les familles alors qu’elles ne sont en rien responsables de cette situation. Stratégie politique facile quand nous savons que ce sont les familles qui revendiquent le moins.

Après avoir réduit la prestation d’accueil jeune enfant (PAJE) en 2013, le Gouvernement s’attaque cette année au congé parental et divise par deux la prime de naissance dès le deuxième enfant. Cette disposition cumulée à la diminution des aides à la garde d’enfants nécessitera la mise en place de crèches coûteuses pour les familles et les collectivités locales qui manquent déjà cruellement de places d’accueil. En tout, si nous comptabilisons toutes les mesures prises depuis 2012, c’est plus de 4,5 milliards d’euros qui ont été pris dans la poche des familles.

 

Je suis intervenu cette semaine auprès de la commission des affaires sociales pour que soient supprimées ces dispositions qui provoquent un grand mécontentement, y compris au sein même de la majorité Gouvernementale. Après de nombreuses tergiversations du Gouvernement et des parlementaires de la majorité, il semble aujourd’hui que nous allons renoncer à la diminution de la prime de naissance pour le deuxième enfant.

 

Ce serait une véritable avancée si cette annonce n’était pas complétée par une décision de modulation des allocations familiales pour les revenus plus élevés.

 

Tout le contraire de ce qu’il faut faire alors que notre politique familiale, très enviée dans de nombreux pays, mériterait d’être sanctuarisée. Nous passons donc d’une politique familiale à une politique sociale et je le regrette profondément. Je veux rappeler que les allocations familiales ont été créées pour compenser l’arrivée d’un enfant dans le foyer et ceci dans le cadre du maintien du taux de fécondité. C’est une politique en faveur des familles que nous devons continuer de soutenir.

 

Le Président de la République s’y était engagé en 2012 alors qu’il était candidat. Rappelez vous de l’engagement n°16 « Moi President, je maintiendrai toutes les ressources affectées à la politique familiale ». Il fait tout le contraire aujourd’hui mais nous n’en sommes plus à une contradiction près. Les familles jugeront.

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